Depuis leurs débuts, les crypto-monnaies sont gangrenées par les comportements illégaux et/ou criminels de certains de ses acteurs. Et, bien trop souvent, ces acteurs ne sont pas des moindres. Cette mauvaise réputation, parfaitement justifiée, ternit les efforts de celles et ceux qui œuvrent véritablement pour l’adoption des cryptos. Depuis janvier, de nombreux événements font ressembler à une opération grand nettoyage 2020.

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Bithumb, BitMEX, John McAfee…

Il y a quelques semaines, la bourse d’échange majeure coréenne Bithumb se retrouvait en grande difficulté. Elle a été depuis saisie et mise en vente. Plus récemment, c’est BitMEX qui s’est attiré les foudres des gendarmes américains pour non-respect de nombreuses réglementations. Plus récemment, c’est John McAfee qui a été arrêté en Espagne sur base d’un mandat d’arrêt américain. Il est accusé d’évasion fiscale et d’avoir orchestré des pump and dump dans un document de 55 pages. Il devrait être extradé sous peu vers les États-Unis.

Au moins 75 bourses d’échange de cryptomonnaies ont fermé depuis le début de l’année

Un article de CoinTelegraph rapporte qu’au moins 75 bourses d’échange de cryptomonnaies ont définitivement fermé depuis le début de l’année. Parmi celles-ci, il y avait 5 arnaques pures et simples, tandis que 4 ont dû déposer le bilan après avoir été hackée. 31 ont fermé volontairement en raison d’un manque de profitabilité. Deux d’entre à l’ont été forcé de fermer leurs portes par les autorités locales.

Un grand nettoyage du côté des bourses centralisées est également nécessaire (pratiques criminelles et incompétence, voir le hack de KuCoin). Il est positif de constater que le processus a manifestement démarré.

Après BitMEX, la DeFi ?

La finance décentralisée est un secteur prometteur. Mais comme les ICO douteuses ont jeté l’opprobre sur l’ensemble du secteur en 2017, de nombreux projets DeFi de type degen décrédibilisent des initiatives louables telles que le crédit décentralisé. Les problèmes récents de BitMEX s’inscrivent dans la continuité de cette opération de nettoyage qui semble avoir lieu dans les cryptos. Certains s’inquiètent de voir la finance décentralisée être la suivante sur la liste. On aurait presque envie de dire que c’est écrit. Et souhaitable.

Malheureusement, les projets de type rugpull ne sont que la partie la plus évidente du problème. Prenons par exemple Synthetix, un projet rondement mené par de jeunes Australiens brillants depuis 2018 qui est tout sauf une arnaque et d’une mode. Toutes les législations concernant les services de trading sont ignorées. Ils offrent notamment des options binaires sans KYC, donc potentiellement à des Américains. C’est tendre le bâton pour se faire battre.

2020, année de prise de conscience ?

Toute personne qui s’est passionnée pour les cryptos a cet esprit rebelle quelque part en lui. Cette affinité pour un actif anti-système. Mais, au final, il est utopique de croire que l’adoption de masse se fera sans conformité avec les législations. Certains rêvent que les cryptos gagnent le rapport de force avec le système pour lui imposer sa loi. Mais c’est le contraire qui aura lieu. Par contre, on peut espérer que les cryptos contribuent à opérer des changements de ce système allant dans le bon sens.

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