Depuis quelques mois, les crypto monnaies profitent de l’environnement macro favorable pour repartir de l’avant. Et comme c’est souvent le cas lorsque cela se produit, les autorités sont en mode « damage control ». Que ce soit concerté ou pas, elles multiplient les sorties menaçantes envers les cryptos. En quelques jours nous avons eu droit aux commentaires de Christine Lagarde et de Janet Yellen, par exemple.

Lagarde en appelle à des régulations internationales

Fin de l’année 2020, le FUD des régulateurs a démarré avec les menaces de KYC sur les wallets privés par le Trésor américain. Environ 2 semaines plus tard, c’était au tour de Christine Lagarde, patronne de la BCE, d’en appeler à la mise en place de règles internationales. Lagarde a cité l’utilisation de Bitcoin dans le cadre « d’affaires pas très nettes » pour justifier une telle démarche. Les cryptos sont-elles utilisées pour des activités illicites ? Bien entendu. Tout comme le dollar et l’euro. Doivent-elles être encadrée ? A priori, on voit mal pourquoi elle devrait échapper aux règles de la FATF. Mais il y a bien entendu le risque que tout ceci ne soit qu’un prétexte pour les contrôler.

Hier, c’est Janet Yellen qui est montée au créneau. Durant son passage au Sénat pour confirmer sa nomination au Trésor, elle a fait des commentaires négatifs concernant Bitcoin et les cryptos en général. L’administration Biden a déjà annoncé qu’elle gelait les propositions FinCEN en cours pour 60 jours. Ce gel ne concerne pas que le KYC des wallets privés. Mais vu qu’elle fait parti du lot, elle est de facto reportée, sans qu’on sache exactement ce qu’il en adviendra.

Certains experts pensent que la nouvelle Maison-Blanche va prendre des mesures de protection des consommateurs. Ce qui n’est pas en soi mauvais pour le secteur. Mais de nouveau, s’agira-t-il simplement d’un prétexte pour maintenir les cryptos en respect ?

BlackRock se prépare à s’exposer à Bitcoin

Ces nouvelles apportent certes leur lot de vents contraires à court et peut-être à moyen terme. Cependant, cela n’échaude pas l’intérêt des institutionnels. Pour preuve, BlackRock a demandé une révision structurelle des actifs susceptibles d’entrer dans la composition de 2 de ses fonds. Cette révision prévoit l’ajout des contrats à terme Bitcoin. Pour rappel, BlackRock est le plus gros hedge fund du monde. Au total, il gère un portefeuille de plus de 8 trillions d’actifs.

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