Le monde est à portée de main : une déclaration à prendre au pied de la lettre et qui est devenue réalité avec l’avènement des appareils portables. Car ces gadgets sophistiqués sont progressivement devenus non seulement une extension « artificielle » de nos membres supérieurs (pensez aux perches à selfie, par exemple) mais aussi de notre propre vie. Dans ce boîtier électronique est contenue toute notre vie, y compris nos expériences ludiques.

Les smartphones et les tablettes répondent de plus en plus aux besoins d’une humanité toujours en mouvement et avec peu de temps disponible. Tout est frénétique, condensé et, par conséquent, nous ressentons le besoin de toujours avoir tout sous contrôle, dans la poche. Notre routine est décomposée en « applications » : de la productivité à la gestion des finances personnelles, pour les rendez-vous, les photos, les voyages, la santé. Et puis, arrivent eux : les « jeux mobiles ».

Des jeux mobiles plus ou moins complexes et qui peuvent avoir des cibles différentes et donc sont jouables de façon diverse aussi. Certains ont évolué, tandis que d’autres on les retrouve transformés en des machines à sous 777 ou en d’autres loisirs qui ont fait l’histoire de la sphère mobile.

Un serpent finlandais, symbole du péché originel

La maison Nokia est naturellement une présence constante dans l’histoire du jeu mobile. Depuis sa création en 1997, lorsque Snake est apparu sur le petit écran monochrome des téléphones mobiles finlandais, le jeu est devenu extrêmement populaire. Et non seulement parce qu’il était pré-installé sur le téléphone, mais surtout en raison de sa simplicité accrocheuse, qui pour la première fois offrait une façon amusante d’utiliser le clavier simpliste de votre téléphone.

Snake est un serpent qui en mangeant ce qui apparaît sur l’écran s’étire et le joueur gagne des points. Il bouge constamment et doit éviter de se heurter à des obstacles, mais surtout contre lui-même, ce qui est de plus en plus difficile à mesure que son corps s’allonge. Le genre de jeux vidéo auquel il appartient est né avec les jeux vidéo d’arcade Blockade (1976) et Hustle (1977), qui ont introduit les mécanismes et le jeu en solo avec des objectifs à collecter pour obtenir des points.

L’arrivée des oiseaux enragées

En 2008, l’App Store de l’américaine Apple ouvre et les choses changent : le développeur Rovio met sur le marché Angry Birds, un jeu basé sur le lancer des oiseaux caricaturaux sur des structures occupées par des porcs qui ont volé les œufs, et sorti en 2009, au moment même où Nokia annonçait la fermeture du service N-Gage.

Angry Birds était le même exemple de jeux pour l’écran tactile que Snake était pour les premiers téléphones mobiles. Le concept de base est assez élémentaire : le jeu consiste à lancer des oiseaux à travers une fronde – chargée de nos doigts – dans le but d’éliminer certains porcs verts perfides. Traduit, un gameplay qui s’est transformé en très peu de temps en une véritable drogue, capable d’enregistrer des nombres vertigineux et complétée par une série animée et des films pour faire office de remorqueur. Bref, le jeu vidéo à écran tactile né sur smartphone venait de s’engager sur une route pavée d’or qui aurait conduit à une propagation mondiale.

En quelques mois, le jeu détrône tous les loisirs classiques internationaux. Aujourd’hui, le titre continue d’être téléchargé et acheté par des millions de personnes, atteignant des chiffres folles.

Jeux mobiles gratuits ou payants : que choisir ?

Dans les années qui ont suivi l’ouverture de l’App Store, la possibilité d’avoir des microtransactions au sein des applications a été ajoutée, précisément pour aider les développeurs à générer plus de revenus. Le modèle « free-to-play » est devenu courant, où le jeu lui-même est principalement gratuit, avec seulement certains éléments payants. Il rappelle bien la façon de jouer aux online casino : vous pouvez tester la démo gratuite et jouer gratuitement avant de lancer le jeu pour de l’argent réel.

Le studio de développement Rovio a initialement adopté le « pay-per-play » plus traditionnel, où vous payez pour télécharger le jeu et les microtransactions sont absentes ou marginales, et a toujours eu des problèmes d’intégration des micropaiements. La maison Supercell, en revanche, est un maître incontesté des microtransactions, et les titres sont construits de manière extrêmement rusée autour du concept de « free-to-play ». Dans les jeux Supercell, les utilisateurs achètent une monnaie virtuelle avec de l’argent réel qui peut être dépensé pour améliorer les compétences des personnages ou changer leur apparence, mais surtout pour éliminer les éléments frustrants intégrés au jeu tels que les temps d’attente entre une action et l’autre.

Ce modèle payant a des implications éthiques, car la plupart des bénéfices proviennent d’un très petit pourcentage de joueurs, dont beaucoup souffrent de dépendances, et il est également critiqué par les experts pour rendre intentionnellement les jeux moins jouables. Mais étant très rentable, il reste encore très répandu. Il suffit de faire attention et toujours jouer avec modération, gratuitement ou en mode payant.

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