La correction de Bitcoin a-t-elle atteint son plus bas à un peu plus de 48.000 $ ? Il est probablement prématuré pour se prononcer, mais l’action récente de BTC est prometteuse. Ethereum, conformément à ses habitudes prises dernièrement, continue de surperformer Bitcoin pour s’échanger à près de 2.500 $. Bitcoin, pour sa part, se situe juste en dessous des 53.000 $.

Table des matières

Pas de bannissement complet des cryptos en Turquie

L’annonce de l’interdiction des cryptos en tant que moyen de paiement en Turquie est l’une des nouvelles récentes qui a secoué le complexe des cryptos. Même si le communiqué était très clair sur ce point, cela n’a pas empêché les malentendus concernant la crainte d’un bannissement total. La banque centrale de Turquie a donc communiqué sur ce point à l’occasion d’une interview accordée à la chaîne d’État TRT.

Le gouverneur Şahap Kavacıoğlu a notamment déclaré : « Le bannissement des cryptos n’est pas une solution, il ne s’agit pas de notre intention. » Il a néanmoins annoncé que des règles allaient être promulguées dans les 2 semaines afin de s’attaquer au problème des sorties de capitaux « alarmantes » qui ont lieu via les cryptos.

Que penser de tout cela ?

Tout dépend de la mouvance crypto dans laquelle on se trouve. Pour les partisans de Bitcoin qui perçoivent BTC en tant qu’une réserve de valeur, cela ne change rien. Pour ceux qui veulent que les cryptos deviennent une méthode de paiement et un moyen d’échange répandu, c’est évidemment très problématique vu que cette utilité devient illégale dans un pays comme la Turquie.

Logiquement, Bitcoin n’aurait pas dû bouger en raison de cette nouvelle, tandis que des choses plus orientées paiements comme Bitcoin Cash ou Stellar auraient dû souffrir. Bien sûr, la Turquie n’est qu’un pays parmi tant d’autres. Mais à terme, cela représente un risque à considérer.

Le dilemme des crypto monnaies : leur succès est leur plus grosse menace existentielle

Cela montre ce que les pays sont prêts à faire lorsque leur devise est menacée. C’est tout le dilemme des cryptos : plus elles seront utiles pour se protéger de la dévaluation ou de la destruction d’une monnaie papier, plus elles seront dans le collimateur des autorités. Certains diront que la Turquie est un cas à part, qu’Erdogan est un dictateur… Il ne faut pas s’y méprendre, aucun pays n’hésitera à prendre des mesures liberticides si elle estime qu’il doit protéger sa monnaie coûte que coûte. Par définition, les contrôles des capitaux sont des mesures liberticides. Demandez aux Grecs ce qu’ils en pensent, lorsque les retraits aux DAB furent limités en 2015.

Source :

Recevez les meilleures actualités sur les crypto-monnaies par email, une fois par semaine. Vous allez adorer !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici