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Craig Wright doit payer 100 millions de dollars à W&K : tout le monde est content

100 millions W&K

La fumée blanche est enfin sortie de la cheminée du tribunal de Miami hier dans le procès Kleiman vs Wright. Au final, tout le monde semble content. Kleiman s’est vu attribuer 100 millions par le jury via la société W&K. Wright échappe à la condamnation sur les accusations les plus dures. Il est condamné sur base de la “conversion“, soit une appropriation illégale de la propriété d’autrui.

Les réactions des parties

« Je me sens remarquablement heureux et blanchi, » a déclaré Wright dans le couloir de la salle d’audience après l’annonce du verdict. « Je ne suis pas un imposteur, et je ne l’ai jamais été. » Vel Freedman, un avocat des plaignants, a déclaré que son équipe était également satisfaite du verdict : « Nous venons de gagner 100 millions de dollars ! »

C’est fini ? Non !

On pourrait croire que cette saga, qui a tiré en longueur notamment en raison des nombreuses infos contradictoires fournies par Wright, et le Covid, est terminée. Mais non. En effet, Wright avance désormais que son ex-femme, Lynn Wright, et son épouse actuelle, Ramona Watts (elle a déposé sous le nom de Ramona Ang), contrôlent un tiers de W&K. En effet, rien de tel que de mettre son ex et son épouse actuelle à la tête d’une société. On peut donc s’attendre à un nouvel épisode judiciaire, et donc le non-paiement de ces 100 millions de dollars.

Les supporters de BSV crient victoire (comme d’habitude)

Du côté des partisans de Wright, le verdict est considéré comme une victoire. CoinGeek, le média officieux de BSV (Calvin Ayre), affirme sans vergogne que le verdict reconnaît que Craig Wright est Satoshi Nakamoto. Ce qui est un mensonge éhonté, vu que le jury n’avait pas à se prononcer sur cette question.

Les deux parties ont fondé le procès sur l’hypothèse que Wright est entièrement ou partiellement l’inventeur de la crypto-monnaie. Le jury devait simplement se prononcer sur l’existence ou non d’un partenariat entre les 2 protagonistes. Le fait que le jury a déterminé qu’il n’y a pas de partenariat peut signifier aussi qu’il estime que les 2 parties n’ont rien à voir avec Bitcoin. Ce qui semble plus plausible.

Pour rappel, Craig Wright s’était présenté au père de Dave Kleiman comme étant l’une des 3 personnes derrière la création de Bitcoin, avec son fils et un 3e individu. Fidèle à son personnage, Wright a changé de version à maintes reprises. Le jury, au vu de la quantité invraisemblable de pièces à conviction altérées (date d’envoi qui ne correspond pas aux meta data d’un email, emails envoyés avant la création d’un domaine, etc.), a probablement compris qu’on lui demandait de juger des délits fantômes. Seul le transfert illégal de propriété intellectuelle ayant été établi, il a condamné Wright à payer une somme conséquente qui semble déconnectée de ladite valeur de la propriété intellectuelle.

Le concerto pour pipeau se poursuit

Cette affaire ne sera donc pas l’épilogue de la saga Wright. Après avoir promis qu’il ferait bouger les BTC du Satoshi stash le verdict rendu, Wright a déclaré hier sur Slack que les Bitcoins sont dans un « covenant » et qu’ils seraient distribués à la population du monde entier. On oublie donc les contes à dormir debout du Tulip Trust et du fameux bonded courrier, ou encore l’ordre iceberg qui devait incessamment sous peu décimer la valeur de BTC. Le show Wright repart pour une nouvelle saison, pour le plus grand bonheur des amateurs d’humour absurde.

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