Les spéculations financières sont généralement prohibées dans le monde musulman. La très récente décision de l’Arabie Saoudite en matière de crypto-monnaies n’est donc pas étonnante, en dépit d’un suspense long de plusieurs mois. Le royaume péninsulaire vient en effet de confirmer que le trading de crypto-devises était illégal sur son territoire. De premières déclarations il y a près de huit mois avaient laissé place au doute chez les plus enthousiastes, mais ceux-ci déchantent désormais.

Des crypto-monnaies hors la loi

Le communiqué du royaume d’Arabie Saoudite a été retransmis par Sludgefeed. L’interdiction du crypto-trading est le prolongement logique du caractère illégal des crypto-devises dans cet État. Bitcoin, Ethereum, etc. : toutes ces monnaies virtuelles sont mises dans le même panier. La décision a été prise par une institution étatique, à savoir le Comité permanent de sensibilisation sur les échanges de valeurs mobilières.

Les liens entre crypto-trading et culture musulmane sont complexes. Voici une vidéo pour essayer de mieux les appréhender :

L’interdiction confirmée par l’État arabique concerne aussi bien les nationaux que les ressortissants étrangers présents sur le territoire. La modernisation du pays du pétrole entreprise par le prince héritier Mohammed ben Salmane ne s’étend donc pas aux crypto-monnaies, du moins pour l’instant.

Protéger les citoyens

La premier désir de l’administration séoudite est de protéger ses concitoyens. En effet, le communiqué officiel évoque les « risques » inhérents aux crypto-monnaies et l’existence de véritables abus. Contrats fictifs voire frauduleux et anonymat trop important sont pointés du doigt. C’est peut-être un moyen de lutter contre la corruption dans ce pays, comme annoncé en novembre dernier :

Les pronostics partagés l’hiver dernier par Business Insider US ne se sont donc pas vérifiés, bien au contraire. La nouvelle devrait contribuer à accentuer l’actuelle chute des cours. Cette nouvelle décision va également mettre en péril l’activité économique de Paxmul et de BitOasis, entreprises jusque-là très présentes en Arabie Saoudite. Ce dernier État s’inscrit ainsi à la suite de l’Équateur, du Bangladesh, du Kirghizistan et du Népal. Au fil des mois, cette liste ne cesse de s’allonger.

Source :

Capital