Ocean Falls est une petite ville canadienne située à l’ouest de la province de Colombie britannique. Cette commune connaît de graves difficultés depuis que le principal employeur de la municipalité, un fabricant de papier, a quitté la région. Elle compte sur le Bitcoin pour renaître de ses cendres.

Un projet original

C’est Kevin Day, un entrepreneur qui arrive tout droit de Vancouver, qui a décidé de donner une nouvelle chance à cette petite ville canadienne. Cette commune est très isolée et accessible uniquement par bateau ou hydravion. Et pourtant, elle peut reprendre une nouvelle dimension. En effet, l’homme souhaite utiliser les ruines de l’ancienne papeterie pour en faire une ferme de minage de Bitcoin.

L’homme a bien étudié le projet, et s’il souhaite s’installer à Ocean Falls, c’est aussi parce que l’électricité est très peu coûteuse. En effet, la ville est équipée d’un barrage qui avait été construit pour alimenter la fabrique de papier. Elle peut générer 13 mégawatts d’électricité par an. Or, seul un tiers de cette électricité est utilisée actuellement !

Pixabay – Digital Artist / Le minage de Bitcoin pourrait faire revivre le village laissé à l’abandon.

Des négociations en cours

Kevin Day a donc négocié avec l’entreprise gérante du barrage des prix incroyables pour rentabiliser sa nouvelle activité de minage. En outre, il a présenté son projet intitulé Ocean Falls BlockChain à des investisseurs afin de lever des fonds. Son objectif est de disposer de 17 500 unités de minage de Bitcoin d’ici 2021. Actuellement, il ne possède qu’une centaine de machines, ce qui n’est pas suffisant.

Malheureusement, tout n’est pas simple. En effet, la crypto-monnaie connaît des moments très difficiles et les bénéfices potentiels de la ferme de minage sont donc réduits. Les investisseurs ne sont pas faciles à trouver et la réglementation concernant le minage de Bitcoin au Canada reste floue.

Le projet de Kevin Day est donc ambitieux et pourrait redonner à Ocean Falls un souffle nouveau. Cependant, l’incertitude est de mise pour l’instant. À suivre…

Source :

Les Échos