Les arnaques et piratages dans le milieu des crypto-monnaies sont légion. Tous ou presque se soldent malheureusement par la disparition de plusieurs dizaines de milliers de devises aussi bien fiduciaires que virtuelles. Alors très carré en matière de cyber-sécurité, l’exchange Zaif basé au Japon a été victime d’un piratage qui a été conclu par le vol de près de 60 millions de dollars.

Une attaque éclair exploitant une faille de sécurité

Menée par un collectif de hackers encore méconnus, l’attaque a eu lieu dans la nuit du 17 au 18 courant aux alentours de 2 h 30 du matin. Considérant dans un premier temps les dysfonctionnements inhérents aux serveurs comme des erreurs, l’exchange a clôturé les retraits et dépôts afin d’inspecter ses installations.

Ce n’est que le lendemain et une fois l’attaque achevée que les responsables sécurité se sont rendus compte du forfait. Ce dernier s’est soldé par le vol d’une bagatelle de près de 6 000 BTC, soit l’équivalent de 59,7 millions de dollars, presque autant d’euros et 6,7 milliards de yens. Le tout en se servant directement dans les portefeuilles électroniques des clients de l’exchange à hauteur de 45,5 milliards de yens. Autant dire que l’exchange a été littéralement plumé.

Des milliers de bitcoins dérobés au Japon – Crédits photo : Pexels

Zaif rapporta immédiatement l’affaire auprès de la FSA, mais il était déjà trop tard. Les hackers avaient en effet fini leur sale besogne, en prenant soin d’effacer toutes leurs traces.

Pas de communication suite au piratage, mais des réactions en interne

Encore sous le coup et peinant à comprendre ce qu’il s’est passé, Zaif n’a pour l’instant pas souhaité s’exprimer sur l’incident. Puisqu’il faut bien que quelqu’un paie la note, Zaif a dû céder des parts d’actions au fonds Fisco Digital Asset Group. Ce dernier a dépêché des experts qui ont pour mission de mesurer l’ampleur des sommes dérobées, et dédommager les clients.

De plus, Zaif devra sous la nouvelle direction de Fisco, licencier la moitié de ses administrateurs et des commissaires aux comptes.

Source :

Fortune