Un trafiquant de drogue en ligne canadien, pris au piège par un agent de police infiltré sur le Dark Web, demande à pouvoir conserver la moitié de ses 288 Bitcoins que la police a saisis lors de son arrestation. Alors que les procureurs cherchaient à obtenir une amende de 1,4 million de dollars, le revendeur de 30 ans a affirmé que tous ses Bitcoins n’avaient pas tous été utilisés à des fins criminelles.

L’affaire montre la volonté du gouvernement d’abroger les mécanismes de surveillance

Matthew Phan, un étudiant qui a abandonné ses études, a plaidé non coupable en décembre pour avoir acheté illégalement une arme à feu et être en possession de stupéfiants. La police locale, agissant à la suite d’une annonce d’autres autorités en 2015, a infiltré un agent pour piéger Phan. Ce dernier a réalisé des transactions sur deux sites, en utilisant le Bitcoin comme moyen de paiement.

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Il s’agit de la première affaire dans laquelle les forces de l’ordre canadiennes ont saisi des Bitcoins. Ce faisant la police a lancé une double attaque contre des technologies qui échappent généralement au radar des autorités. Même si l’affaire est enracinée dans la criminalité, elle crée un précédent intéressant en ce qui concerne la manière dont les autorités sont prêtes à abolir les mécanismes anti-surveillance.

Un partenariat avec des entreprises privées

Un autre aspect important de l’affaire concerne les partenariats avec les entreprises que la police a engagées pour enquêter. King est un ancien officier de police qui travaille actuellement pour une société privée, tandis que David Jevans, PDG de Ciphertrace, a également été invité à témoigner en tant qu’expert.

Jevans a fait valoir que la piste numérique de Phan suggérait un trafic de drogue. Il a déclaré avoir suivi de nombreuses transactions depuis le Dark Web jusqu’à l’adresse Bitcoin de Phan. King a félicité les partenariats public-privé pour s’être rapprochés des activités criminelles clandestines et a présenté l’affaire comme une révélation pour les autorités qui ne maîtrisent pas la criminalité liée à la cryptographie.

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