Empire Market : Raheim Hamilton condamné à 40 ans de prison, 1 230 bitcoins confisqués
Un juge fédéral de Chicago a aussi infligé 5 millions de dollars d’amende au cofondateur du marché du dark web. Son associé Thomas Pavey, qui a déjà abandonné 1 584 bitcoins, doit être condamné plus tard ce mois-ci.

Raheim Hamilton, cofondateur du marché clandestin Empire Market, a été condamné lundi 5 octobre à 40 ans de prison fédérale. Il a aussi accepté de confisquer 1 230 bitcoins au profit de l’État américain, soit environ 101 millions de dollars selon les informations relayées le 9 octobre.
En bref
- Il a aussi accepté de confisquer 1 230 bitcoins au profit de l’État américain, soit environ 101 millions de dollars selon les informations relayées le 9 octobre.
- La condamnation de l’un des deux fondateurs en constitue la suite judiciaire.
- Les faits judiciaires, eux, sont ceux annoncés par le bureau du procureur fédéral de l’Illinois et relayés par la presse spécialisée.
La peine a été prononcée par un juge fédéral siégeant à Chicago, qui y a ajouté une amende de 5 millions de dollars. Comme le rapporte CoinDesk, ces bitcoins valent environ 101 millions de dollars.
Une peine lourde et des avoirs numériques confisqués
Âgé de 30 ans, Hamilton réside à Suffolk, en Virginie. Outre le bitcoin, il a accepté de confisquer 24,4 ether, soit environ 60 000 dollars, et trois propriétés. Ces éléments proviennent du bureau du procureur fédéral du district nord de l’Illinois, qui a mené le dossier.
Empire Market, deux ans d’activité sur le dark web
Hamilton n’a pas agi seul. Avec Thomas Pavey, il a exploité Empire Market de 2018 à 2020. Selon les procureurs, le site a facilité plus de 4 millions de transactions de drogue, pour une activité supérieure à 430 millions de dollars.
Le reste de l’activité n’était pas légal pour autant : les procureurs affirment que les deux hommes vendaient aussi des identifiants de comptes volés, des données personnelles, de la fausse monnaie et des outils de piratage.
Bitcoinmatin.fr avait déjà décrit cette affaire lorsque la justice américaine a démantelé Empire Market. La condamnation de l’un des deux fondateurs en constitue la suite judiciaire.

Thomas Pavey, l’associé qui attend sa sentence
Le second cofondateur suit un autre calendrier judiciaire. Pavey, 41 ans, originaire d’Ormond Beach en Floride, a plaidé coupable l’an dernier d’une charge fédérale de conspiration en matière de drogue et reconnu son rôle dans la création et l’exploitation du site. Il a renoncé à ses droits sur deux boîtes de lingots d’or de 25 onces, trois voitures et deux propriétés en Floride.
| Raheim Hamilton | Thomas Pavey | |
|---|---|---|
| Âge et domicile | 30 ans, Suffolk (Virginie) | 41 ans, Ormond Beach (Floride) |
| Bitcoins confisqués | 1 230 (accord de confiscation) | 1 584, l’an dernier |
| Autres biens | 24,4 ether, trois propriétés | deux boîtes de lingots d’or de 25 onces, trois voitures, deux propriétés en Floride |
| Situation pénale | 40 ans de prison, amende de 5 millions $ | condamnation prévue plus tard ce mois-ci |
Selon cryptonews.net, Pavey doit être condamné plus tard ce mois-ci, sans que la date exacte soit précisée.
La cryptomonnaie au cœur du système, les mixeurs pour brouiller les pistes
D’après le Département de la Justice américain, cité par CoinDesk et cryptonews.net, les deux opérateurs exigeaient des clients un paiement en cryptomonnaie et les encourageaient à recourir à des services de mixage. Ces services mélangent les fonds de nombreux utilisateurs pour rendre plus difficile le suivi des flux sur la blockchain.
Les mêmes articles rappellent que d’autres affaires récentes visent les marchés du dark web et leurs outils financiers. En février, Ruis-Sian Lin, opérateur présumé d’Incognito Market, a été condamné à 30 ans de prison fédérale, selon CoinDesk.
Un mois plus tôt, le gouvernement américain avait saisi 400 millions de dollars en cryptomonnaies, immobilier et liquidités liés à Helix, un service de mixage. Selon le Département de la Justice, ce service aurait servi à blanchir au moins 354 468 bitcoins, utilisés par des trafiquants de drogue et d’autres criminels, d’après les mêmes sources.
Les montants en dollars cités ici sont ceux rapportés par les sources au moment de leur publication : la valeur des bitcoins confisqués varie avec le cours de la cryptomonnaie. Les faits judiciaires, eux, sont ceux annoncés par le bureau du procureur fédéral de l’Illinois et relayés par la presse spécialisée.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : khezez. Licence Pexels.



